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Statistiques des transferts internationaux 2026 : les chiffres à retenir

Référence chiffrée sur les transferts internationaux mondiales en 2026, à partir des sources primaires de la Banque mondiale et de KNOMAD : volumes, pays receveurs, coûts et dépendance économique.

Flux vers les PRFI (2024)

685 Md $

Premier receveur

Inde, 129 Md $

Coût moyen pour 200 $

6,36 %

Canal le moins cher

Digital, 4,59 %

Pourquoi ces statistiques comptent

Les transferts internationaux font partie des flux d’argent les plus importants et les plus stables vers les économies en développement. Pour beaucoup de foyers, ce n’est pas un revenu supplémentaire. C’est l’argent qui paie le loyer, les frais scolaires, les soins médicaux ou l’aide aux parents.

Cette page rassemble les chiffres les plus cités, chacun rattaché à une source primaire. L’objectif est de fournir une référence claire que vous pouvez vérifier, pas un argument commercial. Quand un chiffre est préliminaire ou estimé, nous le signalons.

Quelle est la taille du marché mondial ?

Les flux de transferts internationaux officiellement enregistrés vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint environ 685 milliards de dollars en 2024. Ce total dépasse l’investissement direct étranger et l’aide publique au développement reçus par ces pays, pris ensemble.

MesureChiffreSource
Transferts internationaux vers les PRFI, 2024685 milliards $Banque mondiale, Migration and Development Brief
Croissance estimée, 20245,8 %Banque mondiale
Croissance, 20231,2 %Banque mondiale
Plus élevé que IDE + APD combinésOuiBanque mondiale

La Banque mondiale rappelle aussi que les volumes réels sont supérieurs aux volumes officiels. L’argent envoyé par des circuits informels n’apparaît pas toujours dans les données de balance des paiements.

Quels pays reçoivent le plus ?

Un petit groupe de pays concentre une grande part du total mondial. Le classement 2024 publié par la Banque mondiale donne l’ordre suivant.

RangPaysTransferts internationaux 2024Source
1Inde129 milliards $Banque mondiale
2Mexique68 milliards $Banque mondiale
3Chine48 milliards $Banque mondiale
4Philippines40 milliards $Banque mondiale
5Pakistan33 milliards $Banque mondiale

L’Inde occupe la première place depuis des années. Cette échelle compte : elle détermine les corridors où les frais de transfert et les pratiques de taux de change touchent le plus de familles.

Où les transferts internationaux pèsent le plus dans l’économie

Les plus gros montants en dollars ne vont pas toujours là où les transferts internationaux pèsent le plus dans l’économie nationale. Dans plusieurs petits pays, elles représentent un tiers ou plus du produit intérieur brut. Le coût et la fiabilité des transferts deviennent alors un enjeu macroéconomique, pas seulement une question de budget familial.

Dans les économies les plus dépendantes, comme le Tadjikistan ou les Tonga, les transferts internationaux équivalent à environ un tiers du PIB ou davantage, selon les publications de la Banque mondiale.

Combien coûte l’envoi d’argent ?

La Banque mondiale suit les prix avec Remittance Prices Worldwide (RPW), qui mesure le coût d’un envoi de 200 dollars sur des centaines de corridors. Au T3 2025, la moyenne mondiale était de 6,36 %.

Canal ou mesureCoût pour envoyer 200 $ (T3 2025)Source
Moyenne mondiale6,36 %Banque mondiale RPW
Transferts internationaux digitales4,59 %Banque mondiale RPW
Transferts internationaux non digitales7,30 %Banque mondiale RPW
Banques (canal le plus cher)14,99 %Banque mondiale RPW
MTOs4,72 %Banque mondiale RPW
Moyenne SmaRT (trois services admissibles les moins chers)3,29 %Banque mondiale RPW

Deux faits ressortent. Les banques restent de loin le moyen le plus cher d’envoyer de l’argent, et les canaux digitaux coûtent moins cher que les canaux en espèces. La meilleure option réaliste qu’un expéditeur attentif peut trouver, la moyenne SmaRT, se situe à 3,29 %, proche de la cible de 2030.

Coût par région

Le coût varie fortement selon la destination. L’Afrique subsaharienne reste la région la plus chère à desservir, tandis que le groupe Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan était le moins cher au T3 2025.

Région de réceptionCoût pour envoyer 200 $ (T3 2025)Source
Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan5,11 %Banque mondiale RPW
Asie du Sud5,30 %Banque mondiale RPW
Amérique latine et Caraïbes5,64 %Banque mondiale RPW
Asie de l’Est et Pacifique5,83 %Banque mondiale RPW
Europe et Asie centrale (hors Russie)6,80 %Banque mondiale RPW
Afrique subsaharienne8,46 %Banque mondiale RPW

Une famille qui reçoit de l’argent en Afrique subsaharienne paie en moyenne bien plus qu’une famille en Asie du Sud pour le même transfert. Cet écart est l’un des problèmes d’équité les plus visibles dans les paiements transfrontaliers.

Les coûts s’améliorent-ils ?

La tendance longue est à la baisse, mais elle avance lentement. Le coût moyen mondial pour envoyer 200 dollars est passé de 9,67 % au T1 2009 à 6,36 % au T3 2025, soit une baisse d’environ 3,31 points de pourcentage en plus de quinze ans.

La cible 2030 de l’objectif de développement durable 10.c des Nations unies est de 3 %. Le monde s’en approche par les options digitales les moins chères, mais la moyenne globale reste plus de deux fois supérieure à la cible. La part des corridors dont le coût moyen est inférieur à 5 % est passée de 17 % au T1 2009 à 83 % au T3 2025.

Comment les frais deviennent des pertes réelles

Les pourcentages masquent l’échelle. Appliquez la moyenne mondiale de 6,36 % aux 685 milliards de dollars envoyés vers les PRFI, et le coût implicite du déplacement de cet argent se chiffre en dizaines de milliards de dollars par an. Le montant exact dépend de la taille des transferts et des canaux utilisés, mais l’ordre de grandeur suffit : même une petite baisse de coût rend des milliards aux familles.

C’est la raison pour laquelle les canaux digitaux comptent. Ils coûtent déjà moins cher et réduisent les endroits où le coût se cache dans le taux de change plutôt que dans le frais annoncé.

Où les dollars numériques s’insèrent

Les portefeuilles en dollars numériques s’inscrivent dans cette transition vers les transferts internationaux digitales. Quand l’expéditeur et le destinataire veulent tous deux garder de la valeur en dollars, un portefeuille leur permet de déplacer cette valeur et de choisir quand convertir en monnaie locale, au lieu d’accepter le taux imposé au moment du paiement.

Arca est l’un de ces portefeuilles. Les envois Arca-vers-Arca en dollars n’ont pas de frais réseau, ce qui retire une couche de coût entre deux utilisateurs de l’app. La conversion vers ou depuis la monnaie locale conserve des frais variables selon la route. Un portefeuille réduit donc la friction sans faire disparaître tous les coûts. Pour comprendre où se cache le coût, lisez ce qu’est une marge sur le taux de change.

Pour le détail par pays, consultez la carte des transferts internationaux du Mexique et le moteur des transferts internationaux des Philippines. Pour les jeux de données officiels, voir les sources officielles sur l’accès au dollar.

Comment citer cette page

Si vous utilisez ces chiffres, citez aussi les sources primaires. Citation suggérée :

Arca Research, « Statistiques des transferts internationaux 2026 : les chiffres à retenir », consulté le 2026-06-12, https://arcawallet.app/fr/research/remittance-statistics-2026/. Données sous-jacentes : Banque mondiale Migration and Development Brief et Remittance Prices Worldwide, T3 2025.

Sources

Gardez et envoyez des dollars depuis votre téléphone.

Arca aide les familles à déplacer de la valeur en dollars avec moins d’intermédiaires et des coûts plus lisibles.

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